Avant de comprendre la signification des hiéroglyphes,
il faut simprégner de la pensée égyptienne. Dans
son fontionnement, lanalogie des principes tient une grande place
et tout est raconté sous forme de poésie. Lunivers est
un grand organisme (macrocosme) et lhomme un petit monde (microcosme).
Nous avons vu que les préparations et moulages des briques crues
et des pierres reconstituées sont similaires et expliqués
de la même manière.
Très souvent, pour représenter la même idée,
le poumon et le cur sinterchangent, car ils ont une fonction
analogue. Ces organes ne sont pas semblables, mais ils utilisent lair
pour le transformer. Le nez a une analogie avec eux.
En Égypte le four du chimiste qui transforme la matière est
analologue au soleil qui métamorphose la nature. La pierre, mise
à mort dans les carrières, régénérée
grâce au four et changée en pierre artificielle, est analogue
au corps de lhomme, qui à sa mort va se réincarner dans
lImenty. Poétiquement leurs évolutions sont racontées
en parallèle. La chaux que lon dissocie de la pierre est semblable
à lâme qui quitte le défunt. Dans les deux cas,
la chaux comme lâme ont des fonctions identiques. Lune
sert à composer la pierre reconstituée et lautre à
réincarner un nouvel homme.
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| Scènes de moulage de briques crues et de pierres reconstituées.
Les tas de terre ont la forme du hiéroglyphe représentant
le son t et la terre (ta). Le mur est construit avec des rectangles.
Le hiéroglyphe de la pierre (in ou iner) est un rectangle. |
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| En Égypte, la réunion des deux terres est représentée
par un signe appelé : sema taouy (sema : réunir, taou
: terres et y : dualité). Le poumon signifie réunir.
La trachée représente le Nil, lartère vitale
et le poumon qui permettent à l Égypte de respirer.
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| Ici le poumon remplace le nez; |
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