Les principes opposés
Hor : Le jour, la lumière

La vie et la mort, le jour et la nuit, le blanc et le noir
se livrent une lutte sans merci

Toute la création repose sur le dualisme positif-négatif.
Her ou Hor (la lumière) et Set (les ténèbres) sont en lutte perpétuelle. Dans la bataille sans merci, Set crêve l’œil de Hor (le soleil s’éteint), mais le lendemain, il le retrouve (le soleil renaît). Les images de saint Georges et de saint Michel terrassant le dragon viennent de cette illustration du bien et du mal et de la lumière et des ténèbres en lutte permanente. Cette sculpture, certes tardive, puisqu’elle vient des Coptes d’Égypte, illustre ce principe parfaitement.
Hor, le chevalier de lumière, terrasse le crocodile qui représente la nuit. Le hiéroglyphe imagé par une patte de ce reptile représente le son khem et désigne le noir.
Parallelement, l’allégorie exprime la victoire de la matière raffinée sur le minerai impur.


Cette iconographie image la métamorphose de la nuit en jour. Ici le crocodile (le noir, la nuit), se transforme en dieu Hor (le jour et la lumière).
Le jeune Hor (le jour) terrasse la lumière (le crocodile) et se libère du masque hideux de la naissance (Bes). Il devient alors maître de toutes les créatures de la création.