La fin, une faille
Set : l'ignorance

Les bâtisseurs égyptiens ont utilisé les techniques des pierres reconstituées jusqu'à la fin des périodes grecques et romaines. Les photographies des temples construits à cette époque sur les bords du Nil en témoignent. Des améliorations ont été apportées. Les blocs sont «ancrés» les uns aux autres. Ainsi construits, les bâtiments pouvaient résister encore plus efficacement aux séismes.

Sous le règne du pharaon Imenotep IV (Amenophis IV en grec, appelé Akhenaton, père de Toutankhimen, 1372-1345 avant notre ère), les premiers «parpings» de l’histoire humaine avaient été inventés. Il s’agissait de blocs de pierre reconstituée d’une coudée de longeur (environ 50 cm) et d’une demie de largeur et de hauteur. Ces pierres standardisées appelées talatas pouvaient se placer dans toutes les positions et facilitaient la mise en oeuvre des constructions. Elles étaient sans doute inéficaces lors de tremblements de terre. Leur emploi a été abandonné et les constructions du roi hérétique, réalisées avec ce procédé ont été détruites. Elles ont servi de matériaux de remplissage et de terrassement pour de nouveaux bâtiments.

A la fin de la civilisation égyptienne, après la période grecque et romaine, on ne retrouve plus de trace de la pierre reconstituée. Les répressions contre les Égyptiens ont été sanguinaires et il semble que les bâtisseurs ont refusé de transmettre leur savoir aux nouveaux pouvoirs barbares qui les persécutaient.
Ce temple avait été bâti sur l’ile de Philae. Lors de la construction du barrage d’Assouan, il a été démonté et reconstruit sur une ile émergeant du niveau de l’eau.
Certains blocs sont reliés les uns aux autres par des systèmes de queues-d’aronde (formes noires).